Dans le dispositif des présidentielles côté UMP, Nadine Morano est la tête de pont ( et je suis poli) sur laquelle, les communiquants Sarkosyens, vont s'appuyer, dans une campagne qui s'annonce à hauteur d'étal, d'une vulgaire poissonnière en chef, qui n'hésitera pas aussi, à argumenter, à même les caniveaux. La polémique d'hier, sur "le sale mec" prêté à Hollande et instrumentalisé, à l'excés, montre les techniques communicatives qui vont se mettre en place. Une phrase, un mot, une action concertée, un pilonnage orchestré par chaque ministre, et la grosse Bertha, sera Nadine Morano. Plus gros, plus vulgaire, plus populiste, personne n'est à la hauteur de cette concierge des médias. Il fallait hier soir, voir sa tronche emplie de morgue rageuse, dans " C à vous" avec Patrick Cohen, relatant son incident du matin avec une jeune humoriste de France-Inter ou à propos de sa caricature aux Guignols de Canal +. Dans notre vie de tous les jours, nous avons tous rencontrés notre Nadine Morano, dans nos familles, dans notre voisinage ou milieu professionnelle, nous avons tous cotoyés, ce genre de créatures, dont l'enflure, le toupet, la vulgarité, peuvent un moment, amuser tellement leur culot, dépasse l'entendement, et les régles de civilité nécessaire dans une société. Bien sûr, elle nous fait honte ( comme cela doit être le cas dans l'entourage présidentiel) mais derrière comme un petit contentement à se cacher derrière, celle qui jouit de cette liberté des sots, en pouvant dire "tout" sur "tout" sans se soucier du respect commun... Polycarpe