Mano solo - Je marche seul.  Pour pouvoir assurer le moment venu,il me faut m'entrainer bien sûr, une dizaine de kilomètres par jour, pour dérouiller la vielle carcarsse à la retraite. Pas évident, mais indispensable, pour ne pas t'arrêter en plein milieu du parcours entre le Puy, et St Jean de Compostelle, et finir comme un païen de touristes, en car climatisé. Je marche seul, dans ma tronche, avoir la forme, faire ce périple, et chose faite, mettre les dernières lignes, les derniers mots, à mon prochain livre, qui est depuis la parution du premier, ma bouée de sauvetage, mon moulin à vent, mon île a atteindre, mon nouveau rêve, celui qui me fait tenir pour m'échapper des banalités coutumières d'une saison d'hiver, retraité. Polycarpe