Le bien, le mal pour moi, existe bien. Non pas bien sûr, sur le plan de la morale ou tout est interchangeable selon sa conscience individuelle, mais en tant que comportement vis à vis de l'autre, le respect étant la ligne jaune distinguant de chaque côté, ces deux concepts. Le bien, est toujours un effort vers l'autre, dans l'écoute, l'aide ou la compassion, le mal lui est le plus souvent une paresse, un suivisme, une peur, un repli. Le mal est fait le plus souvent par des êtres banals, pas diaboliques, qui ne veulent pas le mal, mais le font comme on s'arrête au feu rouge comme un bon citoyen. C'est le concept majestuement démontré par Hannah Arendt, celui de la banalité du mal : un homme est capable du pire,  si le pire lui est ordonné par une autorité ( familiale, religieuse, politique). Le bien, le mal, deux fers au feu, toujours au fond de nous, que l'on sort au gré de nos pulsions, de nos blessures cachées, de nos douleurs intimes ou heureusement de notre raison, et que l'on mélange parfois avec effroi, sans trop savoir la chaleur ou la douleur que l'on inflige à celle ou celui, qui les reçoit...  Le mal, personnellement, c'est de ne pas avoir pu répondre et soutenir oralement, cette conviction, lors d'un chaleureux déjeuner ou la bienveillance était au menu.  Le bien, c'est d'avoir la chance, d'aimer la chose écrite, pour y poser tranquille, mes idées et de les confronter, en amical partage. Polycarpe.