Cela serait un comble, Cabu, Charb, Wolinski, que votre mort et celles de vos amis, nous entraine collectivement vers une restriction de nos libertés...

Déja, les cloches de Notre-Dame, déja les moches puissants rendus à la grande marche de Paris, les mains pas nettes de leurs entraves dans leurs pays.

Déja, l'effet moutonnier devant les kiosques.

- Charlie, je veux un Charlie, je l'ai jamais lu, je ne sais pas qui est qui, dans cet hebdo qui 10 jours auparavant était en train de crever faute de suffisament de lecteurs.

- vous avez vu quand même ils exagèrent,  des cathos dessinés, suçeuses de bites ?

Oui, parmi tous les gogos accourrus devant les kiosques, il s'en trouvera, j'en donne mon petit doigt à couper, une majorité exprimant dans quelques jours, de l'indignation, du dédain pour le mauvais esprit des morts, et celui entrenus par les survivants du massacre.

Vous êtes tous Charlie, mais Charlie, jamais, jamais n'a voulu être comme nous, comme vous.

La liberté, leurs libertés pouvaient souvent se tenir à mille lieux de la majorité, du bien-pensant, du bienséant...

Attention dans consensus, les trois premières lettres doivent nous tenir d'avertissement.

Regardons dans cet élan, les autres chemins, et ne soyons pas dupes des desseins des politiques, des médias, des marchands, qui sont bien plus forts que Jésus, Chrisna, et le prophète réunis, pour la récupération de vos, de nos esprits bousculés par l'émotion !

Ils y arrivent le plus souvent, et la vie reprendra son cours, avec beaucoup plus de sécurité...

 

 

Polycarpe. ( Charlie, 1 heure seulement)