A minuit, c'est la nuit

C'est quoi pour une scène ?

Le soleil d'un coup est parti

Le ciel est tout noir ébène

 

Un doigt tendu à l'extrême

Fend la croûte des cieux

Du jamais vu même sur BFM

Clé de voute du fallacieux

 

Pétard, le fracas, les éclairs

J'y crois pas le bon Dieu

Se tape, une de ces colères

Il tonne furibard, injurieux

 

Que soit maudite à jamais

Votre goinferie appât du gain

Mon fils déjà vous l'avait

Dit, mais vous n'écoutez rien

 

Aujourd'hui, c'est fini, je détruis

Le temple, les régies, les encarts

Les coupures, les supports, puis

Les créateurs de ces bobards

 

Les cons, les sots, les mateurs 

De vos illusions vendues seront 

Liberés du brouet malsain gaspilleur

D' avoir été perçus en cochons

 

Fini, Guerlain, la lessive, les tampons

S'invitant soit pendant ou après 

Les migrants, l'inhumain, les fusions

 Et huit cent emplois rayés d'un trait

 

Tous ces gars-là, vendus publicitaires

Seront exclus, livrés au feu de Satan

Rolex encore au bras, comme des vers

Nus, ils se tortilleront éternellement

 

Et vous dire aussi qu' il serait temps

Bon dieu, maintenant de grandir

Un tant soit peu, moi, vos errements

Vos conneries, j'ai de quoi vous maudire

 

Il est où, Cochonou, mon réveil ?

Là, loin sous le lit, la radio déglutit

En tube sa daube tout est pareil

Finit le rêve, revoilà putain ! mon allergie...



Polycarpe ( Christian Cornier)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Polycarpe.