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Eux ou nous, l'autre drame humain, puisque les deux, s'avèrent malheureusement impossible en l'état, en Europe. Et le pire ( pas dans la chair mais dans l'esprit) est celui qui est conscient de ce dilemme à la con...
Un satané tiraillement, une lente torture chinoise, voilà ce qui nous est proposés, avec cette implacable et amère certitude ancrée au fond de chacun de nous.
Lorsque ce jour de choix noir maudit viendra, pour nous, pour moi, pour les miens, la pitié... je crois, n'aura plus l'heure de chanter la partition de la morale laïque Mélanchoniste ou chrétienne tendance Civitas, enseignée aux nantis.

Les partis politiques eux, l'ont déjà bien compris. Ils tripatouillent lentement dans nos marais intimes en réactivant nos peurs. Ils montent, progressent en populisme, s'installent ou influencent à tours de bras, à coup d'images sordides ou de faits-divers diabolisés.
Sur la carte européenne inexorablement, la couleur brune tâche désormais... elle, recouvre ou menace... les fragiles démocraties paralysées sous le joug conjugué, des sondages et des pillages encore et toujours organisés comme au temps jadis béni des colonies...

Sur le radeau pourri de la Méduse, le vieux monde prend l'eau de partout. Le sel et le plastique des égoïsmes rances bouffent salement nos pieds et nos consciences dérangées.

Au loin, partout sous nos cieux, le sombre bronzé, les noirs nuages arrivent. Putain, nom de dieu ! ( celui des hommes abandonnés) autour de nous, partout, des étrangers... qui avancent en survie ou coulent impolis, devant nous.
Fiévreux, impatients, affamés, suffoqués enragés, ils veulent monter, ils vont, ces cons, nous faire couler. Un ou deux, trois... toi, oui vous, la mère et l'enfant là-bas, venez !

Mais pour le reste désolé, à coup de rames, à grands coups de lois ou de traités et de barbelés, l'opulence, le bien-être, doivent chez nous ( merde la vie est si courte ! ) pouvoir encore un peu flotter dans ce marigot.

La misère et la mort, ici nous le savons bien, on ne pourra pas s'y réhabituer, alors que vaille que vaille : la honte de notre époque immonde, avec la télé dégueuli de pub, un Mojito glacé, un Monté Cristo parfumé, internet et ses réseaux à égouts, le dernier Ipod, voir aussi l'herbe coupée ou plus cher pour plus aisé : un rail de coke, enfin pour parachever : la Coupe du monde, le Tour de France et les congés payés... de temps à autre, elle... oui, la honte, la honte, LA HONTE,  elle peut s'oublier...

 

Polycarpe ( Christian Cornier)

 

 

 

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