En ces temps marécageux de la pensée, ou la suffisance et l'intolérance prolifèrent comme crapauds dans le marigot, ne pas oublier l'art, qui selon Nietzche, nous est donné pour nous empêcher de mourir de la vérité.

Les dictateurs, les intégristes de toutes soutanes ou de tous voiles, ont toujours incités au baillon de la culture.

Il faudra encore et toujours bien défendre ceux qui s'emploient depuis la nuit des temps, à embellir nos âmes : les artistes...

Rien ni personne ( militaires, pourfendeurs du goupillon ou barbus) ne les fera jamais taire...

La preuve, un proscrit, un maudit, une graine de gibet, François Villon, qui arrive (plusieurs siécles passés) a émouvoir encore (et en vieux français), l'amoureux des mots que j'ai toujours été.

 

 " Où sont les gracieux galants,

Que je suivoie ou temps jadis,

Si bien chantants, si bien parlants,

Si plaisants en fait et en dits ?

Les aucuns sont morts et roidis,

D'eux n'est il plus rien maintenant,

Repos aient en paradis,

Et Dieu sauve le remenant*(* le reste)

 

 Polycarpe